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Un petit air d’Hélène

Inspiration, réalité, souvenir…

Je lui trouve un petit air d’Hélène*, peut-être ses cheveux rouge… et puis c’est une poupée, la passion de mon amie, je devrais dire mon personnage mais… ne sont-ils pas plus que des personnages quand on passe tant d’heures près d’eux, à les écouter, à les regarder vivre…

Pour découvrir Hélène et sa passion des poupées vous pouvez lire « Louison » le Tome I du roman « Les souvenirs oubliés sont-ils perdus à jamais » de Marie an Avel.

Ces poupées plairaient-elles à Hélène ? Ressemblent-elles à celles qu’elle crée dans son atelier, dans l’arrière-boutique des « Sœurs Victoire » ? Il faut que je lui demande ce qu’elle en pense, cela fait un bout de temps maintenant que je ne l’ai pas vue… Je travaille sur le tome II du roman et j’ai l’impression qu’elle me fait signe…


Extrait 1 de « Louison » le tome I du roman « Les souvenirs oubliés sont-ils perdus à jamais » de Marie an Avel.

Partie III – Chapitre « Mes amies »

Hélène avait appris très tôt à coudre et à faire des vêtements pour elle-même puis pour les autres, cette compétence lui avait été enseignée par sa mère et sa grand-mère. Au fil des années son talent avait grandi, il s’était combiné à d’autres techniques manuelles et artistiques qui l’avaient conduite à ce qu’elle faisait aujourd’hui, la grande passion de sa vie, la fabrication et la réparation de poupées.
La perle des « Sœurs Victoire », déjà remarquable par la qualité de ses étoffes et de ses créations, se trouvait à l’arrière-boutique, on y accédait par une porte cochère à gauche de la vitrine. Après avoir traversé une cour arborée, monté les marches d’un perron coiffé d’un treillage de clématites blanches, on arrivait devant l’entrée d’une clinique très singulière, « La clinique des poupées et des peluches », le domaine exclusif d’Hélène Victoire. […]

Extrait 2 de « Louison » le tome I du roman « Les souvenirs oubliés sont-ils perdus à jamais » de Marie an Avel.

Les enfants de Louison l’adoraient, pour eux c’était une magicienne qui possédait un incroyable réceptacle d’abracadabras. Lorsqu’ils lui rendaient visite dans son atelier de création, ils restaient des heures à la regarder travailler, malgré sa forte myopie Hélène avait une dextérité admirable, c’était fascinant de la voir donner naissance à une nouvelle poupée.
Elle commençait par modeler la tête avec une résine polymère, elle choisissait les yeux – en verre soufflé – pour donner l’expression au visage, « leur couleur, leur forme, ronde ou ovale, leur écartement, tout est important, les yeux déterminent l’expression de la poupée, ce sont eux qui font naître le personnage » disait-elle aux enfants qui la regardaient avec de grands yeux écarquillés.
Lorsqu’elle n’était pas satisfaite elle recommençait jusqu’à ce que le regard la trouble, la questionne, lui chuchote ses secrets, ensuite, elle façonnait le corps, elle peignait les détails des membres et du visage à l’acrylique, la minutie dictait chacun de ses gestes. […]
[…] Anna aimait l’assister au moment du choix et de la pose des perruques, des cheveux naturels ou en fibres synthétiques. Dans les salons auxquels Hélène participait il y avait beaucoup de poupées avec des cheveux en mohair, le rendu était beau mais il était la somme de trop de douleurs. Hélène avait lu quelques articles sur l’exploitation des chèvres, le mohair est une laine fabriquée à partir de la toison de la chèvre angora, elle avait compris qu’on ne pouvait pas les exploiter pour leur laine sans leur causer d’immenses souffrances. Elle avait choisi de s’en passer. Ce respect pour les animaux élevait encore l’admiration que les enfants lui portaient.

Photo de certaines poupées : Kardenchiki art dolls