Journal d'écriture

L’écriture fragile et solitaire…

Avec quelle aisance le rêveur de monde passe de son lumignon aux grands luminaires du ciel !

Un être rêveur heureux de rêver, actif dans sa rêverie, tient une vérité de l’être, un avenir de l’être humain.

Gaston Bachelard

« Toutes les images disparaîtront », cette phrase qui ouvre « Les Années » le livre d’Annie Ernaux, renvoie aux images réelles et imaginaires qui nous traversent et à celles qui traversent une époque. Écrire, c’est peut-être sauver les choses qui s’enfuient, comme si c’était le seul moyen de prouver que nous n’avons pas existé pour rien.

Trois phases qui se répètent :

  • La première : « Ah non ! Je n’y arrive pas ».
  • La deuxième : « C’est bon , je suis sur un nuage, je vis avec le livre. »
  • Vers la fin : « C’est épouvantable, pourquoi suis-je allée au bout de ça ? »
[…] brûler haut, toujours plus haut pour être sûr de donner de la lumière.

« Avec quelle aisance le rêveur de monde passe de son lumignon
aux grands luminaires du ciel ! »

— Gaston Bachelard

Sur la même table la chandelle et le sablier, deux êtres qui disent le temps humain mais dans des styles combien différents. En réalité, si j’en avais la possibilité, je resterais très longtemps sur un livre… On peut corriger indéfiniment, d’autant plus qu’avec l’ordinateur les possibilités sont infinies. Je resterais volontiers sur un livre, car comme vous l’avez compris avec mes notes précédentes, j’ai peur de la publication. À un moment, il faut bien rendre le livre mais je le sens infiniment revisitable et remodelable.

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À propos Marie an avel

Auteure indépendante. Je publie des livres numériques et papiers, des livres d'artiste, des livres illustrés en couleur, en noir et blanc, avec des dessins ou avec des photos.

2 comments on “L’écriture fragile et solitaire…

  1. Accepter que le point qu’on a posé soit le point final doit être difficile mais délicieux aussi, non ? Une sorte de libération ?

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour. Oui, le mot est bien choisi, c’est un peu ça, une libération. Je ne sais pas ce que ressentent tous ceux qui écrivent, c’est sûrement différend pour chacun, mais c’est un étrange passage. Tant que j’écris j’ai du mal à lâcher mon texte, les personnages, j’ai toujours envie de refaire une page, mais lorsque ma décision est prise de mettre le point final et de publier c’est l’inverse qui se passe. Je me sens complètement détachée du livre, je suis heureuse si des gens l’apprécient, mais je suis détachée, il ne m’appartient plus. Je pars pour un autre voyage ou une autre aventure avec certains personnages si je fais une suite.
    À bientôt. Merci pour votre intérêt.

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